Tribune d'opinion publiée sur le site nrg (Maariv) au moment de la sortie du film Route 181 (coréalisé avec Michel Khleifi). L'auteur s'en prend directement à Eyal Sivan, qu'il présente comme un cinéaste « anti-sioniste » partisan d'un État unique, et s'interroge sur la légitimité d'un financement public pour un artiste qu'il accuse de « contester le droit à l'existence » d'Israël.
Le texte revient sur la polémique suscitée en France par Route 181 — dont une projection au Centre Pompidou avait été annulée — et sur la plainte en diffamation déposée par Sivan contre Alain Finkielkraut, qui l'avait qualifié de « juif antisémite ». L'auteur relie ensuite l'invitation faite à Sivan de présenter son film à la Cinémathèque de Jérusalem et à Bezalel à un débat plus large sur les limites de la liberté d'expression artistique en Israël.
L'article se conclut en admettant que la liberté d'expression doit permettre à des gens comme Eyal Sivan de s'exprimer, tout en jugeant qu'ils ne devraient pas être financés par l'argent public — la « חופש החיסול » du titre.