Revue — Écrit sur le travail de Eyal Sivan

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Faut-il boycotter les artistes israéliens ?

Juin 2010 — Télérama n°3123 — Français

Grand débat consacré au boycott culturel d'Israël, à l'occasion de la polémique autour de la programmation du cinéma Utopia (Bordeaux). L'article évoque le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions), lancé dès 2002 par des Palestiniens et des intellectuels israéliens dont Eyal Sivan, alors installé à Londres.

« Ken Loach, Jean-Luc Godard ou le musicien anglais Roger Waters ont rallié le mouvement « Boycott, désinvestissement et sanctions », initié dès 2002 par des Palestiniens et des intellectuels israéliens tel Eyal Sivan, réalisateur installé à Londres. « Outre du matériel militaire, Israël exporte principalement de la culture. C'est donc là qu'il faut frapper », dit ce dernier, qui se félicite qu'une trentaine d'universités anglaises aient rompu toute relation avec leurs homologues israéliennes. « La France est hypocrite, elle place les artistes au-dessus de la politique. Ils sont d'abord citoyens et, aujourd'hui, on ne peut pas être un artiste israélien — ou iranien, ou chinois — sans s'engager. C'est notre devoir : nous ne devons pas faire nos films grâce au pouvoir, mais malgré lui. » »

L'article rappelle par ailleurs que les films israéliens les plus engagés, dont Jaffa, la mécanique de l'orange d'Eyal Sivan, trouvent souvent leur public à l'étranger — et en particulier en France — plus qu'en Israël même : « C'est surtout à l'étranger, et en particulier en France, que les films engagés trouvent leur public, à l'image de ceux de Keren Yedaya (Jaffa), Ari Folman, Samuel Maoz, Eyal Sivan (Jaffa, la mécanique de l'orange)… »

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Source : Juliette Benabent, « Faut-il boycotter les artistes israéliens ? », Télérama n°3123, juin 2010, pp. 41-42.