Imaginez une journaliste volontairement en rupture de télé - celle qu'on vous sert jour après jour - , pour se plonger dans tout (ou presque !) ce qui se fait ailleurs et surtout dans des œuvres inédites qui privilégient la création. Cela se passait au FIPA, le Festival international de programmes audiovisuels, qui se tenait à Cannes du 10 au 15 janvier. Un FIPA explosif, dont la tonalité fut le reflet de ce qu'est le monde actuel : une poudrière. Izkor, les esclaves de la mémoire, de l'israélien Eyal Sivan, fait l'effet d'une bombe. Sivan filme de jeunes israéliens auxquels on apprend à marteler le nom des camps nazis et qu..
Source : La Vie, 30.01.1991