Presse — Aqabat-Jaber, vie de passage

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La ville fantôme

1987 — Les cahiers du cinéma — Français
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Aqabat Jaber, d’Eyal Sivan, montre lui aussi la conscience des réfugiés du Proche-Orient, même si celle-ci joue de ruses pour tenter encore de sauver l’honneur. Agressivité face à la caméra, mythomanie, sermons, autant de refuges lorsque le réel est insupportable. Il y a, dans le film d’Eyal Sivan, une conscience aiguë du regard de la caméra de la part de tous ceux qu’elle filme. Loin de la gommer, le réalisateur la conserve pour en exploiter la richesse. “Laisse-toi filmer, allons en Occident !”, lance sous forme de boutade une femme du camp à son enfant. D’autres habitants ont un langage plus brutal face à l’&oe..

Source : Les cahiers du cinéma, 01.04.1987