Le terrible documentaire d'Eyal Sivan, lzkor, les esclaves de la mémoire, diffusé récemment sur FR3, impose aux esprits libres une réflexion élargie à partir du même thème. Cette réflexion pourrait s'intituler : "Le patrimoine de l'humanité" ou "les perversions de la mémoire". En effet, s'il est comme le dit le professeur Leibovitz dans le film "une voie qui mène de l'humanité à la nationalité, et de la nationalité à la bestialité", reculer un peu sur cette voie serait singulièrement salutaire. Que verrait-on alors ? Que par-delà les cultures et les nati..
Source : Jean-Pierre Fresco — Le Monde, 21.04.1991