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Fiche technique
Auteur : Eyal Sivan
Chef opérateur : Rony Katzenelson
Ingénieur du son : Rémy Attal
Monteurs : Jacques Cometz & Sylvie Pontoizeau
Producteurs exécutifs : Ruben Korenfeld & Edgard Tenembaum
Producteurs délégués : Georges Benayoun et Paul Rozenberg
Récompenses et sélections
Prix
• Prix de la procirep, mention spéciale du jury, fipa, 1991
• Prix de la recherche, biennale européenne du documentaire, marseille, 1991
• Objectif d'or, tel-aviv, 1991
Presse (extraits)
« Une réflexion en profondeur, inquiète, dérangeante sur les racines du nationalisme israelien (...) Ce film à contre-courant, courageux, prenait une résonnance particulièrement aiguë et douloureuse dans le contexte de menace grandissante. » — Le Monde
« Terrible et courageux, abominable et salutaire documentaire, (…) Ce douloureux, grand, très grand documentaire ("circonstance aggravante", fustigera-t-on), qui fut primé au récent Festival international de programmes audiovisuels (Fipa), laisse seul et anéanti, avec la conscience qui bat la chamade. » — Télérama
« Izkor, l'excellent documentaire d'Eyal Sivan, nous montre ainsi comment Avril est un mois stratégique pour la diffusion dans les jeunes générations de l'idéologie fondatrice d'Israël, le sionisme. » — Libération
« Être juif, est-ce que ça veut dire seulement aujourd'hui avoir subi tout cela, est-ce se définir par le passé ? C'est la question que pose ce film courageux. » — France-Soir
« Le terrible documentaire d'Eyal Sivan IZKOR (...) impose aux esprits libres une réflexion élargie à partir du même thème (...) Réflexion qui pourrait s'intituler : "le patrimoine de l'humanité" ou "les perversions de la mémoire » — Le Monde Radio Télévision
« Izkor est une vision hyper-critique du système éducatif israélien, illustré par les propos du Professeur Leibowitz qui souligne un usage extensif de la mémoire pour justifier les actions du présent. » — Jewish Press Agency
« Il est facile de comprendre pourquoi le film de Eyal Sivan a offensé certains. Certains souvenirs ont atteint le statut de vaches sacrées et tout point de vue pas tout à fait révérencieux est tabou. Pourtant, Sivan est respectueux du souvenir et des évènements qu'il préserve, il s'interroge seulement sur les méthodes utilisées pour lui assurer un futur. Une vache sacrée à propos de laquelle l'interrogation n'est pas tolérée est à considérer suspecte pour un esprit alerte. » — The Jerusalem Post
« (...) Ce documentaire intelligent dresse un bilan surprenant de l'éducation en Israël. Dérangeant et instructif. » — Le Parisien
« Il faut regarder ce beau film d'Eyal Sivan (..) Il fait appel à un biais dont on reconnait la subjectivité, mais celle-ci peut se réveler comme une introduction passionnante -et dérangeante- à la construction de la mémoire collective. » — Réforme
« Izkor : un courageux questionnement dans cet admirable document à voir, impérativement. » — Tribune Juive
« L'indiscrétion : voilà paradoxalement ce qui fait l'intérêt du documentaire. A voir absolument pour mieux connaître les israéliens. » — Actualité Juive
« Izkor, documentaire certes iconoclaste et qui jette sa gourme, instillle justement l'incertitude en dégommant les dogmes. Un film impressionnant et douloureux. » — Témoignage chrétien
« Nul ne sort de ces deux heures indemnes. » — L'Express
« Eyal Sivan (...) ne s'est pas trompé de cible. La question posée par IZKOR, un film qui ne laissera personne indifférent, est en effet la suivante : quelle fonction occupe le mythe organisé et strucuré autour du thème-culte de la mémoire dans le fonctionnement et la reproduction du lien social en Israël , Là est l'intelligence du film. (...) Formidable télescopage (...) le film d'Eyal Sivan "dé-range" au sens où il remet en cause un ordre de classification (...) Un film qui est celui du courage. Celui de l'intellectuel pour qui le droit à la vérité et à la liberté du regard est sacré. » — Revue d'Etudes Palestiniennes
« Un film essentiel » — Points critiques
« Un documentaire terrible et courageux qui risque d'écorcher nombre de consciences. Les bonnes comme les mauvaises. » — Télé Poche
« Formidablement dérangeant. » — Télé 7 jours
« Une remarquable analyse politique. » — T.V Hebdo
Autour du film
Si Israël est, depuis sa création sous les lumières médiatiques, elle relève encore du mystère pour de nombreux observateurs. Cette véritable survie est un problème de conscience pour certains, et une spéculation malveillante pour d’autres. Mais c’est précisément sur ce problème de survie qu’ont été oublié l’identité et la détermination de la population.
Trente jours au printemps : fêtes, rituels, hommages, cérémonies... Durant cette période, le pays tout entier semble être voué au culte du passé.
Tout d’abord, il y a Pessah : la plus récente liberté retrouvée des esclaves hébreux célébrait après qu’ils aient été gardé en esclavage par les Pharaons. Les célébrations laissent alors place au deuil. Yom Ha’shoa et Yom Ha’zikaron : les plus grandes villes rendent hommage aux martyrs et aux héros de Shoa, et une semaine plus tard aux soldats israéliens morts pour la patrie, . Le Jour de l’Indépendance est le point culminant de cette violente succession d’émotions, durant cette longue période de communion dans les mémoires, suivie et orchestrée avec énergie par toutes les institutions officielles.
Fêtes, rituels, hommages, cérémonies, discours... Chaque année, un puissant système de perpétuation du souvenir passe sur la société israélienne comme un rouleau compresseur.
Venus des quatre coins du monde les Israéliens sont ainsi unis aujourd’hui par une mémoire collective “officielle”, qui va au-delà des différentes sensations représentées. Cette “mémoire collective” a conduit, en Israël, à une constitution nationale, une destinée territoriale, capable de gagner un soutien unanime.
Comment s’est développée cette mémoire collective ? Quelles sont les symboles qui lui donne cette force et à quelle fin est-elle utilisée ? Le film nous apporte des réponses visuelles, humaines et concrètes à ces questions. De la maternelle à l’armée, nous suivons les Israéliens de l’enfance à l’âge adulte, afin de mieux comprendre comment chaque citoyen est imprégné de cette “mémoire officielle”. Nous découvrons l’histoire, transformée en mémoire, crée une atmosphère et influence les comportements et les modes de vie des Israéliens
Un peuple peut-il continuer à participer à la marche du monde en répétant à l’infini : “Notre avenir est derrière nous” ?






